Parlement – Extrait des débats 13

Extrait du Journal des débats n°13, Séance du Parlement jurassien du 23 novembre 2013

Citernes à eau d’Epiquerez – Maxime Jeanbourquin (PCSI) :

Je vous invite à monter à Epiquerez. Cette commune conserve, dans un lieu-dit « Le Clos des citernes », une série de magnifiques citernes qui, malheureusement, menacent de s’écrouler. Ces citernes servaient à l’approvisionnement en eau de cette commune située sur un sommet, loin des cours d’eau. Malheureusement, ces magnifiques citernes, les derniers témoins du genre dans le Jura, menacent de s’écrouler et de disparaître. La commune d’Epiquerez a informé la population par voie de presse et attend évidemment un petit soutien – ce ne sera pas des dépenses faramineuses – pour procéder à la réfection et au maintien de ses citernes. Si l’on veut joindre l’agréable du patrimoine à l’utilité de l’eau, on pourra évidemment utiliser ces citernes comme réservoir d’eau en cas d’incendie dans cette commune, éloignée de tout secours techniques performant. Je demande donc au Gouvernement de me dire quel soutien il est prêt à accorder à la commune d’Epiquerez pour la sauvegarde de cet intéressant témoin de notre petit patrimoine.

Mme Elisabeth Baume-Schneider, ministre:

Je n’ai pas eu l’opportunité de me balader dans le « Clos des citernes » à Epiquerez. Par contre, il est bien évident que c’est un patrimoine rural à préserver. En fait, j’en ai eu connaissance via un article de presse et effectivement, comme le député l’a relevé, ces citernes présentent plusieurs paramètres extrêmement intéressants et insolites : la date de leur construction, qui n’est d’ailleurs pas très précise (probablement XVIIIe ou XIXe siècle), la concentration de ces réservoirs (huit sur un même clos) et surtout la particularité géologique parce qu’en fait ces citernes – je n’arriverai pas à vous l’expliquer et je ne vais même pas essayer – se remplissent très rapidement par rapport à des eaux non seulement de ruissellement mais qui viennent du sol. J’ai demandé à M. Berthold, notre conservateur, s’il avait été approché pour traiter cette question de la restauration de ces citernes. Ce n’est pas le cas. Je dirais donc que la première des choses à faire, pour le propriétaire (je ne sais si c’est la commune, un privé ou plusieurs privés), est de s’adresser à l’Office du patrimoine, via son conservateur, parce qu’effectivement, dans le cadre de la commission du patrimoine que je préside, nous traitons des dossiers qui relèvent du patrimoine rural. Nous sommes par exemple entrés en matière pour des rénovations et des restaurations de fontaines ou de greniers. Nous pouvons surtout, indépendamment de l’aide financière qui peut être apportée (de l’ordre de 10 %), constituer un dossier pour le soumettre à la Confédération et, selon M. Berthold, ce dossier-ci pourrait lui être soumis, ce qui ouvrirait sur une participation de l’ordre de 10 % à 20 %. Et l’on peut ajouter très probablement une entrée en matière très positive de Pro Patria, qui était entré en matière à Soulce pour une restauration ou encore d’autres éléments du patrimoine. Donc, on peut aider à constituer le dossier mais faut-il encore qu’une demande formelle soit adressée à l’Office de la culture ou qu’on s’approche de M. Berthold pour lui demander conseil sur quels éléments travailler. Donc, j’invite le ou les propriétaires à prendre contact avec cet office. Un dossier sera alors constitué et une aide financière pourra être allouée, de l’ordre de 10 % à 20 % au minimum à 30 % à 50 % au maximum. J’ajoute encore que ce patrimoine fait effectivement partie d’un réseau très intéressant sur le plan du tourisme vert. On pourrait l’intégrer dans un réseau de visites. Donc, à plus d’un titre, il s’agit de préserver effectivement ces huit citernes.

Maxime Jeanbourquin (PCSI) : Je suis satisfait.